Art et Histoire

La marqueterie serait originaire d’Asie mineur (350 av J.C.). Au XVème siècle, en Italie et plus partiulièrement à Florence, la marqueterie d’art se développe avec Francesco Di Giovanni Di Matteo.

C’est à la fin du XIXème siècle que les artistes remettent la marqueterie à la mode en l’utilisant dans la décoration du mobilier “art nouveau”. En France, le foyer le plus représentatif est celui de l’école de Nancy avec Emile Galle et Majorelle. Paralèllement au foyer nancéen, mais dans un esprit différent, l’alsacien Charles Spindler travaille à l’élaboration d’une nouvelle ligne de meubles marquetés ainsi qu’à la création de tableaux en marqueterie, tels ceux que vous pouvez voir chez Jenny.

L’art de la marqueterie s’apparente à celui de la mosaïque. A l’aide d’une petite scie très fine, le marqueteur découpe les multiples pièces de la future marqueterie dans des bois de placage variés, tout en suivant le tracé des contours. La marqueterie est ensuite assemblée pièce par pièce comme un puzzle.

Le bois de placage, d’une épaisseur d’environ 1 millimètre est obtenu par tranchage ou déroulage des troncs d’arbre. Ils composent la palette du marqueteur. Riche de plus d’une centaine d’essences et d’un millier de variétés, cette palette ne cherche pas à rivaliser en couleurs avec celle du peintre, mais chaque veine, chaque nuance, chaque caprice de la nature est judicieusement mis en valeur pour reproduire les visions de l’artiste. Ainsi les loupes de Birmanie, le thuya du Maroc, l’Amboine d’indonésie se marient avec l’orne, l’érable du Canada, le magnolia ou le bouleau de Finlande.

Le tableau une fois composé est collé sur un support en contreplaqué. Il sera ensuite délicatement poncé avant d’être verni ou ciré.

[Présentation] [Visite] [Salons] [Gastronomie] [Art] [Réservation] [Plan]